Emmanuel D.
Aujourd’hui, on m’a glissé — presque en chuchotant, presque en s’excusant — que :
« Vous comprenez… il ne vous reste que quelques années à travailler. »
Donc voilà où on en est.
En 2026.
Dans un secteur en tension.
Dans un pays qui parle de pénurie de compétences à longueur de journée.
Et pourtant, on écarte des professionnels expérimentés non pas pour ce qu’ils font, mais pour ce qu’ils représentent dans l’imaginaire de certains recruteurs : une date de péremption fictive.
Quand l’expérience devient suspecte
- 👉 Comme si l’expérience était un risque.
- 👉 Comme si la maturité professionnelle était un handicap.
- 👉 Comme si la loyauté, la transmission et la stabilité avaient une durée limitée.
Comme si la capacité à gérer des crises, à apaiser des équipes, à structurer des organisations… n’était plus une richesse.
Soyons sérieux.
Ce n’est pas l’âge qui fait peur.
C’est la compétence.
C’est la solidité.
C’est la capacité à dire les choses, à voir venir les dérives,
à ne pas se laisser impressionner par les effets de manche.
Un faux débat dans un pays qui manque de compétences
Et si certains préfèrent recruter « jeune » pour éviter d’être challengés, qu’ils l’assument.
Mais qu’ils arrêtent de se cacher derrière des pseudo-arguments RH.
💬 L’expérience n’est pas un coût.
C’est un amortisseur. Un accélérateur. Un garde-fou.
Ceux qui l’oublient se privent volontairement de ce qui manque le plus aujourd’hui dans les organisations :
- du recul,
- du discernement,
- et une véritable culture du résultat durable.
Continuer à avancer malgré les préjugés
Alors oui, je continuerai à avancer.
Oui, je continuerai à apporter de la valeur.
Et oui, je continuerai à dénoncer ces pratiques qui n’ont rien à voir
avec la compétence et tout à voir avec les préjugés.
Parce qu’à un moment, il faut le dire clairement :
L’âgisme est une forme de discrimination.
Et il est temps que ça cesse.